Journées de Septembre 2000

Titre : DOULEURS DE LA FOSSE ILIAQUE GAUCHE : LES IMAGES AU SECOURS DE LA CLINIQUE

Auteur(s) : N. Watteau, B. Scotto

Service : Médecin généraliste – La Chaussée Saint Victor 41 (Loir-et-Cher

Hôpital : Trousseau, CHU Tours


La prise en charge des douleurs de la fosse iliaque gauche doit permettre un diagnostic précis afin de distinguer les affections nécessitant une intervention chirurgicale urgente. Le choix des examens complémentaires d’imagerie dépend de la présentation clinique (fièvre), de la biologie (hyperleucocytose, CRP, bandelette urinaire…), de la disponibilité des appareils et des habitudes de travail. La radiographie d’abdomen sans préparation peut montrer un pneumopéritoine ou des signes d’occlusion. L’échographie a un intérêt limité, hormis chez la femme en période d’activité génitale. Le scanner avec injection de produit de contraste par voie veineuse est l’examen clé de la maladie diverticulaire compliquée. Il est effectué après opacification du tube digestive par voie orale et par lavement avec un produit de contraste hydrosoluble. Une diverticulose compliquée est affirmée devant l’existence de diverticules en regard d’un épaississement pariétal colique, associé à une infiltration de la graisse péri-colique. Une perforation localisée ou un abcès peuvent être observés. Dans un contexte fébrile, une atteinte colique plus diffuse doit faire évoquer une colite infectieuse, voire inflammatoire de type rectocolite hémorragique ou maladie de Crohn. Un cancer colique est suspecté si l’épaississement pariétal est très localisé et en l’absence de diverticules. Dans ces cas douteux, une vérification endoscopique est indispensable à distance. Chez un patient athéromateux, le scanner permettra à la fois l’étude des structures vasculaires et du tube digestif dans le cadre d’une pathologie ischémique. Au total, la réalisation d’un scanner abdomino-pelvien permet un diagnostic précis, utile au clinicien pour le traitement adapté de ces douleurs. Il doit être proposé à chaque fois qu’il existe une suspicion de maladie diverticulaire compliquée, ou si le tableau clinique fait craindre une autre affection nécessitant une hospitalisation et une prise en charge chirurgicale, immédiate ou différée.